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mercredi 17 septembre 2014

Rebonjour,

Voilà comme promis un TD qui vous permettra de réviser les acquis de première en ce qui concerne les politiques conjoncturelles. A vos fiches!

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Voilà aussi en détail la correction du doc 4 p 25:
Doc 4 p 25 : Des facteurs qui interagissent.
1. La productivité du travail s’obtient en divisant la valeur ajoutée (à l’échelle microéconomique) ou le PIB (au niveau macroéconomique) par la quantité de travail nécessaire à leur obtention (des heures ou des effectifs). L’INSEE la qualifie d’ « apparente » pour nous rappeler que le travail ne peut générer à lui seul aucun euro de valeur ajoutée : il n’est productif que s’il est associé aux autres facteurs de production (la terre, le capital et le progrès technique). C’est précisément l’enjeu du calcul de la productivité totale (ou globale) des facteurs (que l’OCDE qualifie pour sa part, fort éloquemment, de « productivité multifactorielle ») que d’essayer de mesurer cette relation complexe.
2. Si la productivité apparente du travail s’accroît, cela signifie que l’appareil productif peut obtenir la même valeur ajoutée que naguère en lui consacrant moins d’heures de travail ou/et moins de salariés. D’où la baisse des coûts de production unitaires et, in fine, si les entreprises le souhaitent, celle des prix de vente sans que cela ne porte atteinte à leurs profits unitaires.
Mais cela signifie également, de façon symétrique, que les unités productives sont désormais capables d’obtenir une valeur ajoutée plus importante à partir du même quantum de travail. D’où des accroissements de salaires (là aussi sans mettre en péril les profits unitaires) si le rapport de force est favorable aux salariés et/ou si les chefs d’entreprise comprennent, tel Henry Ford (1863-1947) en son temps, que c’est leur intérêt bien compris.
Le partage des gains de productivité est donc un jeu à somme positive.
3. Les gains de productivité leur permettant de baisser les prix et d’accroître les salaires, les firmes auront des débouchés plus importants et pourront donc accroître leurs profits, à la fois unitaires (si elles ne font pas bénéficier les salariés et les consommateurs de l’intégralité des gains de productivité) et totaux (et ce, bien sûr, si au moins trois conditions sont réunies : ces baisses de prix et ces hausses de salaires doivent être d’ordre macroéconomique ; les ménages doivent non pas épargner mais dépenser leurs gains de pouvoir d’achat ; les intentions d’achat doivent concerner des produits fabriqués localement). C’est donc à la fois la demande et l’offre globales et, ce faisant, la croissance économique qui seront stimulées.

4. En approvisionnant continûment les marchés en produits nouveaux et attractifs, les innovations de produit permettent d’alimenter la croissance des débouchés de l’appareil productif tout en désamorçant les conflits inhérents aux méthodes qui sont à l’origine de la hausse de la productivité apparente du travail.

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