Voilà comme promis un TD qui vous permettra de réviser les acquis de première en ce qui concerne les politiques conjoncturelles. A vos fiches!
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Voilà aussi en détail la correction du doc 4 p 25:
Doc 4 p 25 : Des facteurs
qui interagissent.
1. La productivité du travail s’obtient
en divisant la valeur ajoutée (à l’échelle microéconomique) ou le PIB (au
niveau macroéconomique) par la quantité de travail nécessaire à leur obtention
(des heures ou des effectifs). L’INSEE la qualifie d’ « apparente » pour nous
rappeler que le travail ne peut générer à lui seul aucun euro de valeur ajoutée
: il n’est productif que s’il est associé aux autres facteurs de production (la
terre, le capital et le progrès technique). C’est précisément l’enjeu du calcul
de la productivité totale (ou globale) des facteurs (que l’OCDE qualifie pour
sa part, fort éloquemment, de « productivité multifactorielle ») que d’essayer
de mesurer cette relation complexe.
2. Si la productivité apparente du
travail s’accroît, cela signifie que l’appareil productif peut obtenir la même
valeur ajoutée que naguère en lui consacrant moins d’heures de travail ou/et
moins de salariés. D’où la baisse des coûts de production unitaires et, in
fine, si les entreprises le souhaitent, celle des prix de vente sans que
cela ne porte atteinte à leurs profits unitaires.
Mais cela signifie également, de façon symétrique, que les unités
productives sont désormais capables d’obtenir une valeur ajoutée plus
importante à partir du même quantum de travail. D’où des accroissements
de salaires (là aussi sans mettre en péril les profits unitaires) si le rapport
de force est favorable aux salariés et/ou si les chefs d’entreprise
comprennent, tel Henry Ford (1863-1947) en son temps, que c’est leur intérêt
bien compris.
Le partage des gains de productivité est donc un jeu à somme
positive.
3. Les gains de productivité leur permettant de
baisser les prix et d’accroître les salaires, les firmes auront des débouchés
plus importants et pourront donc accroître leurs profits, à la fois unitaires
(si elles ne font pas bénéficier les salariés et les consommateurs de
l’intégralité des gains de productivité) et totaux (et ce, bien sûr, si au
moins trois conditions sont réunies : ces baisses de prix et ces hausses de
salaires doivent être d’ordre macroéconomique ; les ménages doivent non pas
épargner mais dépenser leurs gains de pouvoir d’achat ; les intentions d’achat
doivent concerner des produits fabriqués localement). C’est donc à la fois la
demande et l’offre globales et, ce faisant, la croissance économique qui seront
stimulées.
4. En approvisionnant continûment les marchés en produits nouveaux
et attractifs, les innovations de produit permettent d’alimenter la croissance
des débouchés de l’appareil productif tout en désamorçant les conflits
inhérents aux méthodes qui sont à l’origine de la hausse de la productivité
apparente du travail.

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